Une candidature ouvrièreà la présidentielle
Cheminot, porte-parole de Révolution Permanente et militant syndical, Anasse Kazib a été au cœur de l’ensemble des grands mouvements des dernières années, qu’il s’agisse de la bataille des retraites, du mouvement des Gilets jaunes ou du mouvement de solidarité avec la Palestine. Sa candidature part d’un paradoxe : alors que le monde du travail a été la première opposition à Macron depuis 2017, il est invisible dans les débats politiques et dans l’élection présidentielle à venir. Pourtant, la classe ouvrière n’a pas disparu.
Travaillant en CDI ou en intérim, à temps plein ou en parallèle d’études, frappés par les bas salaires, le chômage et la précarité ; plus féminisée et LGBT que jamais, confrontée au racisme et aux problèmes de papier ; politisée par la Palestine ou l’écologie, mais aussi traversée par l’influence des idées réactionnaires, la nouvelle classe ouvrière est hétérogène. Mais celles et ceux qui vendent leur force de travail pour vivre sont majoritaires et en première ligne face à la crise économique, à l’inflation ou au chômage. En revanche, jamais ils n’ont été aussi peu représentés.
À gauche, des projets comme celui de LFI préfèrent mettre en avant la « nouvelle France », où les travailleurs sont dilués dans un bloc électoral et dans une stratégie institutionnelle, que de penser la réalité contemporaine de la classe ouvrière et les potentialités de ses luttes. À l’extrême-droite, la défense des « travailleurs » sert à opposer les catégories populaires entre elles, à s’attaquer aux « assistés », aux immigrés ainsi qu’aux mouvements féministes et écologistes, et à masquer un projet pro-patronal et autoritaire.
La campagne d’Anasse Kazib veut repartir du monde du travail aujourd’hui, et montrer le visage de la nouvelle classe ouvrière. Mais elle veut surtout défendre sa voix, ses combats et ses intérêts face aux grandes fortunes capitalistes, dont le contrôle sur nos vies n’a jamais été aussi visible, et porter un programme anticapitaliste et communiste pour affronter l’ère de crise et de guerres qui s’est ouverte.
Un programme qui refuse que les travailleurs paient la crise ainsi que le pouvoir du grand patronat, et ses politiques qui broient nos conditions d’existence. Un programme qui s’oppose à la marche à la guerre et à notre propre impérialisme. Un programme contre le durcissement raciste et l’extrême-droite, et pour s’attaquer aux politiciens professionnels et au régime pourrissant de la Vème République. Enfin, un programme communiste, pour en finir avec l’exploitation et les oppressions, planifier l’économie sous contrôle des travailleurs, pour l’organiser en fonction des besoins, répondre à la crise climatique ou encore socialiser le travail domestique, afin d’en libérer les femmes.
Les obstacles anti-démocratiques sont nombreux pour faire entendre cette voix, à commencer par la collecte des 500 parrainages, véritable verrou pour les « petites » candidatures. Mais 5 ans après avoir collecté 250 promesses, Révolution Permanente est déjà sur les routes depuis 1 mois et a récolté les soutiens de dizaines de maires. Pour faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière, rejoignez la campagne.